Schliessen

Casafair Logo

Déjà membre ? Connectez-vous pour poursuivre votre lecture.

Les membres d’HabitatDurable profitent d’un accès illimité à notre contenu, y compris les fiches-conseils et les articles de fond.

Pour les non-membres la lecture libre est restreinte à 5 articles. Vous avez encore accès à 5 articles.

Logement des seniors à l’horizon 2040

         

  Thu, 13.02.2020

Le vieillissement de la population concerne tous les pays occidentaux, et le canton de Vaud ne fait pas exception. L’organisation des logements de demain doit non seulement tenir compte d’une population nettement plus âgée, mais également que les seniors ont des besoins spécifiques.

Statistique Vaud a publié une étude s’intéressant aux besoins en logements d’une population âgée toujours plus nombreuse.

En effet, alors que le canton de Vaud compte 125 800personnes de 65 ans et plus aujourd’hui, les seniors seront entre 207 000 et 233 000 à l’horizon de 2040. L’organisation des logements de demain doit tenir compte de leurs besoins spécifiques.

Les seniors et le logement

Malgré le fait que les seniors ne sont pas une population homogène, ils sont souvent concernés par deux étapes marquantes dans leur parcours de vie. D’une part, l’arrivée à la retraite les amène à passer plus de temps dans leur logement. Ce lieu est investi différemment après la cessation de l’activité professionnelle, avec un renforcement de sa fonction identitaire. Cette fonction se traduit pour les seniors par une volonté de vivre le plus longtemps possible dans leur logement et par une faible propension à déménager. D’autre part, un processus de fragilisation survient inéluctablement avec l’avancée en âge. Il peut se manifester par une perte de mobilité (renoncement à conduire, difficultés dans les mouvements et les transports, risques de chutes, etc.).

Ainsi, afin de permettre aux seniors de vivre le plus longtemps à domicile, le canton de Vaud doit faire face à plusieurs enjeux qui concernent l’administration publique, les propriétaires immobiliers ainsi que l’ensemble de la population.

Enjeux pour le futur: Faire respecter les normes de construction « sans obstacle »

Du fait de la densification imposée par la loi sur l’aménagement du territoire, les logements construits d’ici 2040 seront sans doute en grande partie situés dans des immeubles et devront dès lors respecter les normes de construction « sans obstacle ». Ils devront donc être adaptés à des personnes fragilisées, pour autant que les normes de construction soient respectées. Néanmoins, deux conditions doivent être réunies pour que ces logements adaptés bénéficient aux seniors :

  • Les prix de ces logements doivent être abordables.
  • Les seniors doivent être ouverts à la mobilité résidentielle.

Adapter les logements existants

Étant donné qu’il n’est pas sûr que tous les seniors puissent bénéficier des nouveaux logements adaptés, l’enjeu principal réside dans l’adaptation des logements existants. Des mesures assez simples d’aménagement intérieur (barre d’appui à côté des toilettes, douches sans seuil, amélioration de l’éclairage…) constituent des progrès sensibles sans nécessiter de grands investissements, principalement pour les propriétaires.

Les logements protégés

Quant aux logements protégés, appartements indépendants avec prestations médico-sociales, ils sont toujours plus médicalisés et pensés pour des seniors dépendants, auquel cas ils permettent d’éviter l’institutionnalisation en établissement médico-social.

Promouvoir l’habitat adapté et la mixité intergénérationnelle

Au-delà du logement, l’habitat gagnerait à être adapté si l’on veut éviter les risques d’isolement. Ainsi, l’accessibilité du logement (ex. : ascenseur, rampes d’accès), des commerces et services, des transports publics, tout comme des possibilités de participation à la vie sociale sont également déterminants pour favoriser le maintien à domicile. Un logement adapté ou protégé l’est vraiment s’il n’est pas seulement pensé pour lui-même, mais dans son environnement global (mobilité, infrastructures…). Une réflexion sur l’habitat au sens large s’impose par le déploiement ou le renforcement des solidarités entre seniors et intergénérationnelles (ex. : « quartiers et villages solidaires »).

Plus d’information : stat.vd.ch/prospective

Skills

Posted on

13.02.2020

Publicité

BAS