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Comment bichonner nos jardins sans pesticides ?

       

  Wed, 23.06.2021

Que ce soit pour désherber ou protéger nos plantes des parasites et maladies, des méthodes et des produits alternatifs peu ou pas toxiques peuvent remplacer produits phytosanitaires et biocides.

Désherbage

Il est utile de rappeler que, depuis 2001, l’usage d’herbicides est interdit en Suisse sur les surfaces minéralisées telles que chemins, sentiers, dallages et autres terrasses et toitures, ainsi que leurs abords. En 2020, cette interdiction a été étendue aux biocides utilisés contre les algues et les mousses. Cette interdiction répond au constat que le produit appliqué ne peut être absorbé que difficilement par le sol et qu’il est en grande partie lessivé et emporté jusqu’au cours d’eau ou au lac le plus proche. Pour le désherbage des plates-bandes et pelouses, les herbicides restent autorisés, mais il est recommandé d’en diminuer l’usage ou même d’y renoncer. Plusieurs alternatives sont à disposition. Préventivement, un géotextile peut être installé avant la pose d’un dallage ou d’un gravier. Le paillage des plates-bandes évite la croissance des adventices. Pour les éliminer une fois celles-ci présentes, il est conseillé de:

  • balayer régulièrement pour enlever préventivement l’humus et les graines,
  • arracher les mauvaises herbes avant la floraison afin d’éviter qu’elles disséminent leurs graines,
  • verser de l’eau bouillante sur les mauvaises herbes particulièrement tenaces.

Enfin, pour désherber les surfaces en gravier, la binette à lame oscillante se révèle très efficace.

Prévention et lutte contre les parasites et les maladies

Plutôt que de combattre les parasites et les maladies après leur apparition, il est préférable d’éviter leur installation et leur développement. Les facteurs suivants peuvent y contribuer.

  • Les caractéristiques du sol influent considérablement sur le comportement des plantes, leur capacité à se nourrir et à respirer. Le sol est à la fois le support physique dans lequel s’enracinent les plantes et leur source d’éléments nutritifs, d’eau et d’air. Faire analyser le sol du jardin permet d’identifier les éventuelles corrections à y apporter. En effet, le sol n’est pas un support de culture inerte. C’est un milieu vivant qu’il faut nourrir à l’aide de compost et d’engrais naturels.
  • Le choix de plantes résistantes et locales, bien adaptées au sol et au climat, et qu’il s’agit de planter en fonction des différentes expositions du jardin, zones très ensoleillées ou à l’ombre, ventées ou abritées, sèches ou humides.
  • Les biotopes et la biodiversité du jardin, qui per- mettent le développement d’un équilibre entre les espèces. Les auxiliaires biologiques (araignée, coccinelle,chrysope,lézard,hérisson,oiseau…) sont nos alliés contre les nuisibles.
  • La rotation des cultures, les plantes amies et les plantes répulsives font partie des techniques préventives efficaces. Les plantes aromatiques comme le thym, répulsif contre les mouches ou les fourmis, ou la lavande, qui éloigne les pucerons, peuvent être plantées à proximité des plantes à protéger. Quant aux capucines, elles attireront les pucerons.

Enfin, si nécessaire, en cas d’attaque par un parasite ou une maladie, plusieurs entreprises et organisations sont à disposition en Suisse pour fournir des moyens de lutte biologique spécifiques

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