Question fréquente : les moisissures ont-elles un lien avec le changement climatique?
Vous sortez de la douche et constatez que le miroir est embué. En effet, la surface du miroir est restée suffisamment froide pour que l’air saturé d’humidité puisse s’y condenser. Voilà un exemple concret de physique du bâtiment, on ne peut plus visible et compréhensible !
Mais comment le changement climatique peut-il avoir des effets négatifs sur les bâtiments, et quel est son rapport avec la physique du bâtiment ? Eh bien, les périodes de canicule réchauffent de plus en plus les constructions mal isolées, ce qui réduit considérablement le confort intérieur. Et les fortes pluies, de plus en plus fréquentes et de longue durée, mettent à mal les éléments de construction exposés, en particulier les parties enterrées des bâtiments situés sur des pentes, et les sous-sols. Si l’évacuation de l’eau de pluie est insuffisante, la hausse du niveau de la nappe phréatique ou l’absence d’étanchéité de l’enveloppe du bâtiment peuvent alors provoquer des problèmes d’humidité.
La condensation se produit lorsque de l’air chaud et humide, qui absorbe plus de vapeur d’eau que l’air froid, rencontre une surface froide et étanche. La vapeur d’eau se condense donc au contact d’un mur froid, d’une fenêtre ou d’un miroir, justement. Le miroir embué n’entraîne aucun dommage, puisqu’il suffit d’aérer pour que le problème soit résolu. En revanche, des murs humides pendant une longue période, dans la cave ou derrière une armoire dans une pièce mal isolée, peuvent causer la formation de moisissures désagréables, voire dangereuses. Une telle situation est alors clairement considérée comme un défaut de physique du bâtiment.
Que pouvez-vous faire pour y remédier ?
Il faut d’abord trouver les emplacements des fuites et les colmater. Ensuite, il est important de réduire l’humidité de l’air intérieur, si possible en dessous de 60 %, et en dessous de 50 % dans les pièces non chauffées comme les caves. Cela se fait – quand il ne pleut pas – en aérant bien et régulièrement. Procurez- vous aussi un hygromètre pour chaque étage (on en trouve à moins de CHF 15.–/pièce) et contrôlez régulièrement le taux d’humidité. L’habitude est vite prise, comme celle de se brosser les dents tous les jours. C’est amusant et permet d’agir correctement et à temps.
D’autre part, le volume chauffé des bâtiments doit être aussi réduit que possible : les sous-sols ou les combles non habités ne doivent pas être chauffés tout en étant maintenus aussi secs que possible. Si c’est difficile à réaliser, il faut alors choisir des matériaux dits ouverts à la diffusion de vapeur, par exemple des enduits ou des peintures à la chaux. Ces produits peuvent absorber et restituer l’humidité, contrairement aux peintures à base de dispersion ou de résine synthétique, qui ont des composants plastifiés et sont donc propices à la condensation de l’air ambiant humide.
Pour l’isolation du plafond de la cave ou d’autres parties exposées du bâtiment, joignez l’utile à l’agréable : vous pouvez utiliser un matériau purement minéral, par exemple un panneau de silicate de calcium, appelé Multipor. Les pertes d’énergie seront moindres et vous diminuerez considérablement la condensation et la formation de moisissures. Un enduit à base d’argile régule l’humidité de l’air autour des 55 %, résiste aux moisissures, améliore considérablement la sensation de confort et est en outre de toute beauté.
Même le miroir ne condensera plus si vous recouvrez le plafond de la salle de bains avec des panneaux d’argile enduits à l’argile – je vous le garantis !
HabitatDurable se tient à votre disposition pour vous conseiller.


