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Habitat sain – réduction de l’electrosmog

Le terme « Electrosmog » signifie pollution ou rayonnement électromagnétique (REM). Dans d'autres sources, il est aussi appelé champ électromagnétique (CEM), onde électromagnétique (OEM) ou rayonnement non ionisant (RNI). Le domaine de l'habitat sain inclut et traite depuis relativement longtemps les thèmes suivants : qualité des matériaux de construction, qualité de l'air (agents de pollution urbaine, COV, moisissures, chaleur/humidité, radon), qualité du réseau d'eau, géobiologie. Mais on ne prend pas encore suffisamment en compte les REM qui ont pourtant comme caractéristique de traverser les matériaux, l'air, l'eau et nos corps.

Est-on égaux face à l’exposition au REM ?

Au stade de fœtus et jusqu’à l’adolescence, l’impact du REM est plus important qu’au stade adulte. Les femmes enceintes, les nourrissons, les enfants et les adolescents devraient donc être particulièrement protégés.

L’impact du REM sur une personne en phase de sommeil est par ailleurs plus important que sur une personne réveillée. Une partie de la population, surtout urbaine – donc très exposée au REM – est en train de dépasser son seuil de tolérance au REM et certaines personnes ont déjà basculé dans un état d’électrohypersensibilité (EHS). Le nombre de personnes touchées par ce syndrome ne cesse d’augmenter, en corrélation avec l’augmentation exponentielle du REM dans nos localités. Elles sont, bien malgré elles, des sentinelles qui doivent nous alerter sur les risques sanitaires inconsidérés que nous font prendre l’industrie des télécommunications, leurs lobbies et nos autorités.

A quel rayonnement électromagnétique (REM) sommes-nous exposés ?

Certains rayonnements ont une origine naturelle, ils sont provoqués entre autres par le magnétisme terrestre entre les deux pôles, par les mouvements du magma en fusion au cœur du noyau terrestre, par les corps célestes, en particulier la lune et le soleil. Ces rayonnements sont très faibles et tous les organismes vivants s’y sont adaptés, au cours de leur lente évolution.

Depuis le début de l’ère industrielle, une multitude de nouveaux rayonnements électromagnétiques ont progressivement impacté notre environnement, de l’éclairage électrique jusqu’aux satellites de communication et radars, en passant par les lignes à haute-tension, les antennes 2 3 4 5G, le wifi, les objets connectés.

Ces dernières années, les sources de rayonnements se sont multipliées de façon exponentielle, et leur puissance n’est en rien comparable aux rayonnements naturels. Elles sont jusqu’à 1’000’000 de fois plus élevées.

Le REM non naturel, toxique pour l’humain et tout organisme vivant ?

La complexité du REM non naturel (multiplexage de signaux, signaux pulsés, variations de puissance, …), selon les lieux que l’on traverse ou fréquente, entraine un stress permanent pour nos cellules et organes. Il est donc évident que l’homme et les animaux, à l’échelle biologique, n’ont pas eu le temps de s’adapter à ce nouvel environnement électromagnétique.

Il peut en résulter une fatigue chronique, une altération des facultés de concentration, de mémoire, des acouphènes, un état dépressif, des tumeurs, une électrohypersensibilité (EHS) et diverses perturbations au niveau cellulaire aux conséquences imprévisibles à long terme.

Les autorités suisses nous protègent-elles suffisamment du REM ?

Sans aucun doute non. Il suffit de penser à la polémique de la vente aux enchères par le Conseil fédéral des nouvelles fréquences de la 5G, suivie de la constitution du groupe d’experts BERENIS, dont le but à peine voilé est de nous convaincre qu’il est encore possible d’augmenter les valeurs limites d’exposition au REM, afin de faciliter l’expansion de la 5G, ceci tout en refusant de prendre en considération les études scientifiques internationales démontrant le danger de ces radiations.

Une bonne éthique impliquerait que nos autorités considèrent le niveau d’exposition au REM de manière globale et sur le long terme, sur tout lieu de vie (lieu de stationnement prolongé tel que chambre à coucher, garderie, école, poste de travail, hôpitaux, homes), en s’inspirant du dosimètre utilisé pour les rayonnements ionisants (radioactivité), et qu’elles mettent en place et fassent appliquer un système de normes, de contrôle et de mesures neutre et performant. On en est encore très loin.

Comme pour d’autres problématiques touchant la population dans son ensemble, notamment les méfaits de la cigarette, de l’amiante, du glyphosate, nos autorités sont prises de vitesse et influencées par les lobbies concernés.

Dans le cas des télécommunications par voie aérienne (ou hertzienne), l’impact du REM concernera bientôt toute zone habitée de la planète (téléphonie et internet mobile, réseau électrique), et peut-être bientôt toute surface cultivée et tout le réseau routier (y compris les chemins carrossables) si les plans de la 5G se concrétisent (machines et drones agricoles connectés, véhicules “autonomes” mais néanmoins reliés en permanence à internet), voire toute la planète, si le plan dément d’un seul multimilliardaire mégalo consistant à mettre en orbite des milliers de satellites de communication aboutit.

Nous sommes tous consommateurs, mais aussi producteurs de REM !

Les géolocalisations, les synchronisations de données personnelles, les compteurs d’énergie relevés à distance, les mises à jour des applications, programmes et systèmes d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur entrainent un transfert permanent et non négligeable de données en 2G, 4G, 5G, CPL ou wifi.

Les diffuseurs de contenus multimédia (Netflix etc.) nous imposent le mode streaming, au détriment du mode téléchargement, ce qui implique le besoin d’être en permanence connectés à internet, notamment lors de nos déplacements.

Les distributeurs d’ordinateurs et périphériques, ainsi que l’électronique de loisirs nous imposent de plus en plus le mode sans fils (wireless), ce qui contribue beaucoup à augmenter l’électrosmog à domicile (wifi, Bluetooth).

Le domaine de l’électro-ménager nous assène l’argument de l’objet connecté, nouveau besoin discutable, mais générant en permanence du trafic en wifi, CPL, 4-5G ou Bluetooth.

Il est donc de notre responsabilité de consommateur d’avoir une analyse critique et éthique avant tout achat et utilisation d’appareil ou de service ayant une composante électrique et/ou un rayonnement électromagnétique avéré.

A quoi faire attention chez soi et que changer dans son comportement ?

Skills

Posted on

05.09.2019

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