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AirBnB

       

  Fri, 10.11.2017

Ces dernières années une offre hôtelière alternative s’est développée à l’échelle planétaire : par le biais d’Internet et des sites de genre AirBnB, il est possible de proposer une chambre, un appartement ou une maison en location ou sous-location. C’est un bon moyen d’offrir des locaux inoccupés et ainsi éviter des lits froids. Les hôtes profitent d’un logement souvent avantageux et les bailleurs touchent un revenu accessoire bienvenu.

Obligation d’informer

Tant des propriétaires que des locataires peuvent proposer de tels logements. Dans le deuxième cas, la transparence est impérative. Il s’agit en effet d’une sous-location pour laquelle l’accord du bailleur est nécessaire. Alors que le bailleur ne peut interdire par avance une sous-location classique de plusieurs semaines ou mois, il peut en revanche s’opposer d’office à des locations de courte durée. La législation est ici en retard par rapport à un phénomène de société relativement nouveau.

La situation devient problématique lorsque des logements deviennent ainsi de manière permanente des objets à vocation hôtelière. C’est souvent le cas dans les régions urbaines. Ces appartements échappent au marché classique du logement et contribuent à créer une pénurie pour les habitants de la région. Cela a pour conséquence une augmentation des prix immobiliers, ce qui n’est dans l’intérêt ni des propriétaires, ni des locataires.

Risques

Ces logements, loués dans l’anonymat d’Internet, peuvent facilement être utilisés pour des fêtes nocturnes. Il est d’ailleurs possible désormais de spécifier dans l’offre que celles-ci ne sont pas tolérées. Cependant, même sans de tels débordements, la mise à disposition à des hôtes de passage de chambres ou logements peut avoir une influence négative sur le voisinage : le changement fréquent d’habitants peut générer de l’agitation et du bruit, voire de l’insécurité. Dans ce cas, les autres locataires peuvent intervenir auprès du bailleur et, dans les cas extrêmes, exiger des baisses de loyer.

La controverse autour des plateformes de type AirBnB est désormais aussi en discussion au niveau fédéral : l’Office fédéral du logement a invité les associations de propriétaires et de locataires à une table ronde pour un premier échange de vues. Affaire à suivre…

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