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Pailler son potager, pour des légumes en bonne santé !

   

  Thu, 01.06.2023

En été, nos plantations souffrent particulièrement de la sécheresse. Couvrir leur pied avec des déchets végétaux en tous genres leur permet de mieux résister aux canicules, tout en nourrissant le sol.

Nous voici déjà en juin, les gelées ne sont plus à craindre, la plupart des légumes frileux ont rejoint les radis, petits pois et salades dans les rangs du potager. L’été s’approche à grands pas. Que nous réservera-t-il ? Des pluies diluviennes comme en 2021 ou une sécheresse et des canicules à répétition comme l’an dernier ? Quoi qu’il en soit, il existe des solutions pour rendre son jardin le plus résilient possible face aux aléas climatiques. Parmi elles, le paillage occupe une place de premier choix.

Les bonnes raisons de pailler

Le principe est assez simple : il consiste à couvrir le sol autour des plantations d’une couche de déchets végétaux, qu’on appelle paillis ou mulch en anglais. Les avantages ? À la belle saison, le paillage permet de limiter l’arrosage, en réduisant l’insolation en surface et l’évaporation de l’eau présente dans le sol. Par la même occasion, il maintient un microclimat frais et humide favorable à la survie de la petite faune du sol. Les déchets végétaux apportés en surface vont aussi servir de nourriture aux vers de terre, cloportes, bactéries, amibes, mycorhizes… qui en digérant ces matières fourniront aux plantes tous les éléments minéraux dont elles ont besoin pour grandir et être en bonne santé. En couvrant le sol, le paillis limite aussi la prolifération des plantes indésirables, en particulier des espèces annuelles adventices, protège le sol de l’érosion, surtout en cas d’orage, et permet de récolter des légumes plus propres.

En résumé, pailler son sol revient à recréer un cycle naturel résilient tel que l’on observe dans un écosystème forestier : le sol n’y est jamais nu, mais couvert en permanence d’une litière de feuilles et de branches mortes qui se transforme peu à peu en humus fertile et protecteur.

Quel paillis ou mulch utiliser ?

On pense bien sûr à la paille de céréales, mais ce n’est de loin pas le seul matériau à utiliser, car elle se dégrade lentement et est pauvre en éléments nutritifs. Le foin (sans graines) est une bonne alternative car sa composition est plus diversifiée et plus facile à digérer. Au potager, on pourra utiliser ces matières brunes autour des légumes d’été, notamment au pied des tomates et pommes de terre, pour y maintenir une atmosphère sèche moins propice au développement des champignons pathogènes. Mais en réalité, dès que les légumes ont atteint une taille qui les rend moins sensibles aux limaces, on peut les pailler avec tous les déchets végétaux frais ou secs que l’on a sous la main, et si possible en mélange : fanes de légumes, herbes coupées, pelures d’oignons, orties, consoudes et feuilles de rhubarbe hachées, feuilles de lierre… Au verger et dans les massifs de vivaces, on choisira un paillis épais qui se dégrade plus lentement : le broyat de branches de haies taillées en fin d’hiver (bois raméal fragmenté ou BRF) est particulièrement efficace.
Vous l’aurez compris : plus question de se débarrasser des déchets végétaux verts ou bruns, quels qu’ils soient, dans la benne d’une déchetterie. Recyclez tout au long de l’année ces précieux matériaux au jardin, vos plantations s’en porteront beaucoup mieux !

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