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Elektroschrott

Changer d’appareil pour économiser de l’énergie … Est-ce vraiment une bonne idée ?

 

  Thu, 22.11.2018

Pour faire mieux sur le plan écologique, nous sommes régulièrement invités à changer nos anciens appareils ou nos anciennes voitures contre des modèles moins gourmands en énergie. C’est l’axe principal de nos programmes politiques et l’angle utilisé par les publicitaires. Mais est-ce vraiment la voie à suivre ?

Une vision réductrice de l’écologie

Le réchauffement climatique pousse nos gouvernements à traquer le CO2 avec un tel zèle que la tendance est d’axer nos efforts environnementaux principalement sur les économies d’énergie.

Ainsi nous passons notre temps à calculer et à réaliser des bilans énergétiques, à effectuer des comparaisons de consommations énergétiques, de rendements énergétiques, etc. Puis sur la base des résultats obtenus, nous réglementons nos comportements.

Avec le temps, la conviction s’est inscrite dans l’esprit collectif que remplacer sa machine à café ou sa voiture par un modèle basse consommation représente la solution pour demain.

Donc nous achetons du neuf et jetons du « vieux » en état de marche. Nous pensons ainsi réduire notre consommation globale d’énergie et contribuer à l’amélioration de la vie sur terre.

Oui, mais … Dans les faits, nous cultivons une vision réductrice de l’écologie, car elle fait fi de la pollution chimique !

Empoisonnement du vivant

Il faut comprendre que chaque fois que l’être humain fabrique un objet, non seulement, il consomme beaucoup d’énergie grise (rejet de CO2) et affaiblit les ressources naturelles, mais il rejette de la pollution chimique dans l’air, l’eau et les sols. Soit des substances toxiques qui tuent la vie.

La filière chimique est indispensable tout au long de la chaîne de production, que ce soit pour l’alliage de métaux, la création de matières synthétiques, de plastiques, de composants électroniques, d’isolants, de ciment, etc. Bref, on la retrouve dans tout ce qui nous entoure au quotidien. Donc, qu’on le veuille ou non, plus nous fabriquons d’objets, plus nous rejetons de substances toxiques pour nos vies dans l’environnement.

La technologie propre n’existe pas

En clair, la technologie propre n’existe pas, car avant d’être propre ici, elle doit salir ailleurs !

De plus, contrairement à l’énergie grise, la pollution chimique n’est pas compensable par l’utilisation de l’objet.

En effet, la question de fond qui devrait nous animer collectivement est : après avoir tiré le nombre de cafés ou parcouru le nombre de kilomètres en voiture permettant la compensation de l’énergie grise induite lors de la fabrication, combien de cafés supplémentaires faudra-t-il boire ou combien de kilomètres supplémentaires faudra-t-il parcourir pour compenser la pollution chimique de l’air, de l’eau et des sols émise pour fabriquer ces produits ?

Et là, stupeur. Ce n’est pas possible. On comprend soudain qu’en glorifiant les technologies dites « propres » (énergies « propres », voitures « propres », avions « propres »)… pour tenter de contenir le réchauffement climatique, nous avons en réalité actionné un empoisonnement généralisé du vivant.

Dès lors, imaginez où nous mène le monde robotisé qui nous est annoncé.

La quantité devient LE problème

Pour rappel, plus nous fabriquons d’objets, plus nous empoisonnons la vie à travers le monde en rejetant toujours plus de substances toxiques dans l’air, l’eau et les sols.

User les objets que nous avons entre les mains, les faire durer le plus longtemps possible, en prendre soin et les réparer, est notre meilleure chance de nous en sortir.

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