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Ces der­nières années une offre hôte­lière alter­na­tive s’est déve­lop­pée à l’échelle pla­né­taire : par le biais d’Internet et des sites de genre AirBnB, il est pos­sible de pro­po­ser une chambre, un appar­te­ment ou une mai­son en loca­tion ou sous-loca­tion. C’est un bon moyen d’offrir des locaux inoc­cu­pés et ainsi évi­ter des lits froids. Les hôtes pro­fitent d’un loge­ment sou­vent avan­ta­geux et les bailleurs touchent un revenu acces­soire bien­venu.

Obli­ga­tion d’informer

Tant des pro­prié­taires que des loca­taires peuvent pro­po­ser de tels loge­ments. Dans le deuxième cas, la trans­pa­rence est impé­ra­tive. Il s’agit en effet d’une sous-loca­tion pour laquelle l’accord du bailleur est néces­saire. Alors que le bailleur ne peut inter­dire par avance une sous-loca­tion clas­sique de plu­sieurs semaines ou mois, il peut en revanche s’opposer d’office à des loca­tions de courte durée. La légis­la­tion est ici en retard par rap­port à un phé­no­mène de société rela­ti­ve­ment nou­veau.

L’au­teur

Andreas Käsermann

Andreas Käser­mann
Res­pon­sable d’in­for­ma­tion et des médias d’Ha­bi­tat­Du­rable

Éxtrait de la Revue HabitatDurable 44

Pro­fi­ter des avan­tages et pré­ve­nir les excès

HabitatDurable recon­naît les avan­tages des pla­te­formes de réser­va­tion. Elles reposent sur une phi­lo­so­phie de par­tage. Lors du séjour lin­guis­tique de leur fille, les hôtes peuvent mettre sa chambre à dis­po­si­tion. C’est aussi une bonne solu­tion pour mieux uti­li­ser les rési­dences secon­daires.

Le revers de la médaille est que ces pla­te­formes en ligne per­mettent de gagner nota­ble­ment plus d’argent que lors de la mise en loca­tion durable d’un appar­te­ment. De plus en plus d’hôtes pro­fes­sion­nels ou semi-pro­fes­sion­nels acquièrent des loge­ments pour les louer à des tou­ristes ou des per­sonnes en dépla­ce­ment pro­fes­sion­nel, moyen­nant des loyers jour­na­liers éle­vés. C’est le cas, à entre autres, à Genève, dans la vieille ville de Berne ou dans des lieux tou­ris­tiques comme le Valais ou les Gri­sons qui souffrent déjà d’un manque cruel de loge­ments pour les habi­tants.

Ces offres hôte­lières alter­na­tives ont donc leurs avan­tages, mais les excès ne doivent pas prendre le des­sus. Si une meilleure uti­li­sa­tion des loge­ments pri­vés à des prix cor­rects est posi­tive, la trans­for­ma­tion d’appartements à des fins com­mer­ciales doit être pros­crite. HabitatDurable estime que les bailleurs de tels loge­ments devraient res­pec­ter les mêmes règles que les Hôtels, Bed and Break­fast et pen­sions. Fina­le­ment, il s’agit de veiller à ce que ces ren­trées d’argent soient décla­rées fis­ca­le­ment.

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